Création d’une nouvelle association en Suisse : une réelle opportunité pour les bibliothèques et l’éthique professionnelle

Conscients qu’aujourd’hui, les associations professionnelles doivent entretenir des liens plus étroits pour subsister et pour accroître leur poids auprès du politique, les comités de BIS (Bibliothèque Information Suisse) et de la CLP (Association suisse des bibliothèques publiques) ont décidé de se lancer dans l’aventure de la création d’une nouvelle association les réunissant sous la bannière Bibliosuisse (http://www.bis.ch/fr.html). Ces deux associations nationales suisses dans le domaine des bibliothèques et de la gestion de l’information ont fait un pas important vers un avenir commun, qui permettra aux bibliothécaires et aux bibliothèques de parler d’une seule voix sur tous les dossiers qui concernent notre monde professionnel, tout en s’appuyant sur des sections régionales ou propres à certaines fonctions/certains types de bibliothèques pour assurer le lien de proximité avec ses membres et traiter de problématiques spécifiques.

Membre du Comité de la CLP, je suis conscient des enjeux, des difficultés à résoudre pour créer Bibliosuisse et dissoudre au préalable deux associations qui existent depuis très longtemps. La décision finale sera prise par les membres de BIS et de la CLP, lors des assemblées générales qui se dérouleront le 12 mars 2018. D’ici là, il faudra expliquer, décrire, innover, convaincre… et je m’y attellerai avec mes collègues : en effet, les enjeux auxquels nos bibliothèques et notre métier font face sont importants… il va falloir procéder à toutes sortes d’ajustements, de remises en cause, de changements plus ou moins profonds. L’évolution vers le « 3e lieu » ou le « modèle des quatre espaces », la prise en compte de nouveaux modèles d’édition (Open Access, Open Science, etc.), la gestion des données de la recherche, l’évolution de la Loi sur le droit d’auteur pas toujours favorable aux bibliothèques, le développement des prestations aux publics, etc., etc., sont autant d’enjeux qui nécessitent – entre autres – une association forte, qui assure un véritable soutien aux professionnels tout en étant active auprès du grand public et surtout des politiques (advocacy).

D’un point de vue déontologique, ce projet de nouvelle association nationale est également une chance, puisque si elle voit le jour à l’automne 2018, il nous faudra revoir le Code d’éthique de BIS, de manière à l’adapter et à en faire un outil de travail et un outil de promotion encore plus complet et pertinent – j’allais presque dire « percutant »… Gageons que cette nouvelle association permettra de faire rayonner ce Code d’éthique encore plus !

Michel Gorin

 

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